Démonstration

Bien que la science ne puisse pas « prouver » les connaissances acquises, ses conclusions sont acceptées et durables.

La connaissance scientifique ne peut être « prouvée » que dans un cadre de référence donné, néanmoins certaines hypothèses fondamentales peuvent évoluer et donc la « preuve » peut elle aussi subir des mutations.

Pour ne citer que deux exemples.  On a longtemps considéré que les vitesses peuvent être additionnées comme des vecteurs – la physique Newtonienne se base sur cette hypothèse.  Toutefois avec l’émergence de la théorie de la relativité, il est apparu que cette hypothèse n’est valide que pour des vitesses qui sont significativement plus petites que la vitesse de la lumière.  De la même façon, on pensait que calorique et phlogistique étaient des substances impondérables – la chaleur est maintenant décrite comme un forme d’énergie.

Les histoires où cet aspect joue un rôle sont :

 En regardant de plus près aux résultats de ses expériences chimiques, John Dalton remarque qu’il a trouvé des réponses et de nouvelles questions.
Dalton et les atomes

 Une dispute fictive entre Démocrite et Platon présente les deux conceptions de la matière durant l’Antiquité.  Il est remarquable que Démocrite, dont les idées seront plus tard jugées davantage pertinentes selon les standards de la science moderne, dut le céder à son opposant Platon, héritier d’Aristote. Ce n’est qu’à partir de 1800 que ce modèle de particules ultimes et indivisibles fut remis au jour.
Le rire du philosophe

 Le médecin néerlandais Christiaan Eijkman tente désespérément de guérir ses patients d’une étrange maladie. Le béribéri était connu depuis longtemps dans les colonies hollandaises, mais les savants demeuraient incapables d’identifier la cause de la maladie.  Comment on parvint à comprendre les causes et les effets du béribéri est une histoire pleine de détours et de rebondissements.
Eijkman et le béribéri
 
 Comment prouver que le RIEN peut EXISTER?  Cette histoire vous présente von Guericke, le maire de la ville allemande de Magdebourg et son combat, perdu d’avance, pour prouver l’existence du vide.
Von Guericke et le vide

 En usant systématiquement de balance de très haute précision, Lavoisier put appuyer sa thèse fondamentale, à savoir que la masse totale de matière demeure inchangée avant et après une réaction chimique.
Lavoisier et la conservation de la masse

 « Le tristement célèbre scorbut », sans doute la maladie la plus connue dont les marins de tous les temps ont souffert… James Lind, médecin de la marine, put déterminer la cause du scorbut en usant d’une approche systématique : une étude expérimentale comparative sur ses patients. 
Lind et le scorbut

 Le nombre grandissant des éléments constitue un défi pour les chimistes en ce milieu de 19ème siècle. Ils se posent en outre la question de savoir s’il se trouve encore des éléments à découvrir… Un Russe résout une partie de l’énigme avec une approche tout à fait originale.
Mendeleïev et le Système Périodique

♦ Par quel modèle décrire l’atome ?  Les résultats expérimentaux de Rutherford se trouvent en contradiction avec les théories développées par son promoteur de thèse, le professeur J.J.Thompson. Assis à la table du repas de Noël 1911, la contemplation d’un pudding donne des idées à Rutherford.
Le noyau atomique d’Ernest